- Introduction

 

- Histoire de l'Aviation

- Belles Photos Avions

- Les plus beaux avions

- Les profils

 

- Avions 14-18

- Attaques

- Chasseurs

- Ballons

- Bombardiers

- Hélicos

- Maritime

- Autres

- Planeurs

- Reco.Transp.Entrain.

- Spéciaux

 

- Avions 39-45

- Attaques

- Chasseurs

- Bombardiers

- Hélicos

- Maritime

- Autres

- Planeurs

- Reco.Transp.Entrain.

- Spéciaux

 

- Les Hommes

- As 14-18

- As 39-45

- Les Avionneurs

- Les Exploits

- Les Figures

 

- Divers

- Cocardes

- Décorations

- Emblèmes

- Grades

 

- Guerres mondiales

- Guerre 14-18

- Guerre 39-45

 

- Bataille d'Angleterre

- Une période décisive

- Les Avions

 

 

 

Figures

Figures de l'Aviation

France

 


 

 

Alberto Santos-Dumont

 

 

Nom : Alberto Santos Dumont

 

Né le: 20 juillet 1873

 

A : Joào Aires

 

Mort le : 23 juillet 1932

 

A : Brésil

 Alberto Santos-Dumont photographié pendant l'assemblage de la « Demoiselle », dont on aperçoit une partie de la structure; à droite; la popularité du pionnier brésilien lui valut de nombreux hommages dans la presse de l'époque; ici, dans Le Journal, en 1902.


 

Alberto Santos Dumont

S'il ne fut pas le premier à diriger un ballon ou à piloter un aéroplane, AlbertoSantos-Dumont n'en figure pas moins parmi les pionniers de l'aéronautique qui révélèrent au public parisien la locomotion aérienne, et cette initiative lui valut auprès de ce dernier une immense popularité.

Dernier né d'une famille de dix enfants, celui qui, par ses excentricités et ses exploits, allait conquérir Paris était le fils de l'ingénieur Henrique Dumont, lui-même petit-fils d'un Français installé comme bijoutier au Brésil. Alberto Santos-Dumont vit le jour le 20 juillet 1873, dans le district de Joào Aires (Etat du Minas Gerais), avant de prendre le chemin de l'Etat de Sào Paulo où ses parents possédaient et exploitaient une importante plantation de café.

En 1890, le jeune homme, passionné de mécanique, débarqua en France, s'intéressa à l'automobile et acquit l'une des premières voitures Peugeot. C'est cependant en mars 1898 qu'il reçut son baptême de l'air en effectuant une ascension en ballon libre comme passager.

Séduit par les aérostats, il commanda au constructeur Lachambre un ballon de 113 m3, qu'il dénomma Le Brasil et qui était en fait le plus petit engin de ce type au monde. Le Brésilien passa ensuite à un dirigeable de 180 m3, qui, sous l'appellation de dirigeable n° 1, s'éleva depuis le Jardin d'Acclimatation jusqu'à l'altitude de 400 m, le 20 septembre 1898.

Bien que l'aérostat ait été endommagé au cours de la descente, Santos-Dumont, nullement découragé, décida de poursuivre ses expériences et se fit construire, dans le parc de l'Aéro-Club à Saint-Cloud, un hangar d'une trentaine de mètres de long où il entreposaitses engins.

C'est là qu'il procéda au gonflage de son dirigeable n° 4, avec lequel il comptait prendre part au grand prix offert par Deutsch de la Meurthe au premier aéronaute qui, parti du parc d'aérostation de Longchamp, irait jusqu'à la tour Eiffel etreviendrait à son point de départ dans le temps d'une demi-heure.

Embarqué sur son dirigeable n° 5, Santos-Dumont prit l'air le 12 juillet 1901, contourna la tour Eiffel mais heurta le toit d'un des grands hôtels du Trocadéro, quai de Passy, sur le chemin du retour. Sorti indemne de l'accident, il récidiva à bord du numéro 6, le 19 octobre de la même année, et enleva le grand prix de justesse.

Bénéficiant d'une énorme popularité, lerichissime Brésilien continua à dépenser sa fortune dans la mise au point de dirigeables (il poursuivit ses travaux jusqu'au numéro 14 et fabriqua même, en 1907, le numéro 16, une machine mixte dotée de plans sustentateurs, puis le numéro 18, sur lequel on sait peu de choses en raison du secret dont il entoura certaines de ses expériences).

Il pressentait cependant l'avenir brillant auquel semblait promis "aviation, grâce, en particulier, aux progrès enregistrés dans le domaine des moteurs. C'est ainsi qu'il prit connaissance des travaux des frères Wright; pourtant, il aborda les « plus lourds que l'air» par le biais des hélicoptères, en mettant au point une voilure tournante birotor mut par un propulseur Antoinette de 24 ch.

Après des essais décevants, séduit par les expériences menées par Gabriel Voisin sur la Seine, le Brésilien résolut, tout comme le pionnier français, de fabriquer un biplan cellulaire. C'est de cette façon que naquit le XIV bis, un appareil canard ont les ailes et le moteur étaient disposés à l'arrière et sur lequel le pilote se tenait debout, dans une nacelle d'osier récupérée sur le dirigeable n° 14 (la poutre armée de celui-ci et son moteur avaient été également adaptés sur le XIV bis).

vol du 14 bis

Santos-Dumont se familiarisa alors avec les commandes de son aéroplane en le faisant suspendre à un chariot-trolley installé sur un câble incliné qui lui permettait d'effectuer un parcours donné. L'appareil fut également suspendu sous l'enveloppe du dirigeable n° 14, d'où sa désignation de XIV bis. Grâce à sa machine volante, Alberto Santos-Dumont réalisa un vol de 13 m, le 13 septembre 1906, au-dessus de Bagatelle, puis un autre de 60 m, le 23 octobre suivant, à l'altitude de 3 m.

Utilisant alors un moteur de 50 ch, il se présenta, quelques jours plus tard (12 novembre), au départ du prix de l'Aéro-Club de France récompensant le premier vol supérieur à 100 m. Ce jour-là, le XIV bis parcourut 220 m en 21 s, à 6 m de hauteur, accomplissant le premier vol complet réalisé en Europe sous contrôle officiel.

On était loin des envolées des Wright, mais Santos-Dumont pouvait néanmoins s'enorgueillir d'avoir pris l'air sans le secours d'aucun moyen de lancement. Le retentissement de cet exploit fut énorme et contribua sans doute à l'essor de l'aéronautique en France.

Après la déception éprouvée avec le numéro 15, un biplan monté sur une roue à « pneu-ballon », au début de 1907, le pionnier mit au point le numéro 19 « Demoiselle », qui devait asseoir sa popularité de manière définitive. Vendue à un prix très raisonnable, qui permit à des pilotes comme Roland Garros de débuter dans l'aviation, la «Demoiselle» donna lieu à divers développements, dont le numéro 19 bis et le numéro 20.

Santos-Dumont n'ayant pas pris de brevet pour cet appareil, des industriels, tels Clément-Bayard et Duthejl et Chalmers, furent libres de construire. La carrière aéronautique du grand pionnier cessa à la fin de la première décennie du XXè siècle, à un moment où, devenue majeure, l'aviation commençait à s'imposer.

Les dernières années de sa vie furent marquées par la solitude et le désespoir. S'insurgeant contre l'utilisation militaire de l'avion, Santos-Dumont, en proie à une série de dépressions, se donna la mort au Brésil (où il résidait le plus souvent) le 23 juillet 1932.

 


Figures

Fan d'avions © 16 Mai, 2001