- Introduction

 

- Histoire de l'Aviation

- Belles Photos Avions

- Les plus beaux avions

- Les profils

 

- Avions 14-18

- Attaques

- Chasseurs

- Ballons

- Bombardiers

- Hélicos

- Maritime

- Autres

- Planeurs

- Reco.Transp.Entrain.

- Spéciaux

 

- Avions 39-45

- Attaques

- Chasseurs

- Bombardiers

- Hélicos

- Maritime

- Autres

- Planeurs

- Reco.Transp.Entrain.

- Spéciaux

 

- Les Hommes

- As 14-18

- As 39-45

- Les Avionneurs

- Les Exploits

- Les Figures

 

- Divers

- Cocardes

- Décorations

- Emblèmes

- Grades

 

- Guerres mondiales

- Guerre 14-18

- Guerre 39-45

 

- Bataille d'Angleterre

- Une période décisive

- Les Avions

 

 

 

- Fairey Swordfish -

Bombardiers 39-45  Maritime 39-45  beaux avions



 

Fairey Swordfish

Le Fairy Swordfish est considéré par les historiens comme un anachronisme. Il apparaissait archaïque pour l'époque et complètement dépassé par les avions alors en service.

Son vol inaugural eut lieu le 17 avril 1934. Il était fait de métal et recouvert de toile. Au début de la guerre, la Royal Navy en possédait 689 exemplaires qui étaient soit sur roues ou flotteurs à bord des navires et portes avions.

Ce qui rendit cet avion célèbre, ce fut deux opérations en particulier. Le 11 novembre 1940, à 23 heures, 12 Swordfish provenant du porte avions Illustrions débouchèrent dans le port de Tarente, indétectés, et bombardèrent et détruisirent les bâtiments Conte Di Cavour, Littorio, et d'autres navires importants infligeant à la marine italienne un affront cinglant.

L'autre opération tout aussi célèbre de cet avion fut l'attaque du cuirassé Bismarck à la torpille qui endommagea son gouvernail et qui permit à la Royal Navy de le rejoindre et de le détruire.

Le Swordfish continua à opérer dans des unités de première ligne jusqu'à la fin de la guerre.

Histoire

Périmé au commencement de la Seconde Guerre mondiale, le Fairey Swordfish, qui fut produit jusqu'à la fin de 1944, demeura cependant en première ligne pendant toute la durée du conflit où il combattit vaillamment et utilement. Ce fut le dernier avion de combat biplan utilisé par les forces armées britanniques.

Surnommé « le sac de noeuds » par ses équipages, le Swordfish s'attira la sympathie des utilisateurs par ses qualités de lanceur de torpilles et sa grande robustesse qui lui permit de subir des dommages au combat auxquels un autre appareil n'eût pas survécu, et de ramener ses équipages à leur base.

Au moment de la Seconde Guerre mondiale, le Swordfish était certainement un avion trop lent, mais très maniable pour sa taille, très stable et parfaitement adapté aux opérations menées à partir des escorteurs légers qui entrèrent en service ultérieurement.

Le Swordfish, qui vola pour la première fois en avril 1934, fut dérivé d'un appareil de reconnaissance Fairey « Torpedo-Spotter » (détecteur de torpilles), dû à une initiative propre au constructeur en 1933. Il fut à l'origine désigné T.S.R. II et devait répondre à une demande de l'Air Ministry intéressé par un avion embarqué capable d'accomplir des missions de torpillage et de reconnaissance. Les essais menés avec cet avion indifféremment équipé de roues ou de flotteurs furent concluants, et il fut commandé en série.

Le Swordfish entra en service dans la Fleet Air Arm en juillet 1936. Alors que le prototype avait été équipé d'une hélice bipale, les avions en service furent dotés d'une hélice tripale. Au commencement du conflit 13 squadrons étaient équipés de Swordfish. Pendant la guerre, d'autres unités furent créées, et ce jusqu'en juin 1943.

Le Swordfish 1, désignation de la première série, fut fabriqué jusqu'en 1943, époque à laquelle apparurent deux types améliorés. Le premier, désigné Swordfish 11, reçut un revêtement d'intrados métallique du plan inférieur (précédemment entoilé).

Cette modification renforça la voilure et permit l'emport de huit roquettes de 60 livres particulièrement efficaces contre les bateaux et les sous-marins. Le moteur en étoile Pegasus 111 M3 de 690 chevaux équipa encore les premiers avions Mark 11, mais le Pegasus 30, poussé à 750 chevaux, fut installé sur les derniers avions de cette première série ainsi que sur les suivants.

La deuxième série, qui apparut en 1943, fut désignée Swordfish 111. Elle fut caractérisée par le montage du radar de recherches maritimes Mark X dans un radôme volumineux et disgracieux aménagé sous le fuselage, entre les jambes du train. Ce radar devait améliorer considérablement l'action du Swordfish dans sa lutte contre les navires ennemis.

La dernière version, désignée Mark IV et conçue pour le Canada, reçut un cockpit fermé. Le dernier Swordfish fut livré en août 1944, mettant un terme à la production totale qui s'éleva à 2 392 appareils.

Au cours du conflit, le Swordfish démontra ses qualités d'excellente plate-forme de lancement de torpilles, grâce à sa faible vitesse et à sa stabilité. Cet avion effectua sa première opération de torpillage de la guerre en avril 1940 et ne cessa pas jusqu'à la fin des hostilités de détruire à la torpille, et plus tard à la roquette, les navires italiens et allemands.

Opérant à partir de porte-avions d'escorte au milieu de l'Atlantique, zone inaccessible aux avions terrestres avant la fin du conflit, le Swordfish fut sans conteste une arme déterminante dans l'échec final de l'offensive des U-Boats en 1943.

Son action fut aussi efficace contre les navires de surface de l'Axe, comme en témoignent les actions menées contre la flotte italienne bloquée à Tarente en novembre 1940 et les dégâts causés au cuirassé allemand Bismarck au mois de mai de la même année, dégâts qui permirent aux navires britanniques de le rejoindre et de le couler au canon et à la torpille.

L'action la plus courageuse entreprise par les Swordfish fut peut-être la tentative désespérée menée par 6 appareils du squadron 825 contre les croiseurs de bataille Scharnhorst et Gneisenau et le croiseur lourd Prinz Eugen qui forcèrent le passage de la Manche en février 1942. Les 6 Swordfish furent détruits par la D.C.A. des navires et la nuée de chasseurs qui les protégeaient.

Pour conclure, le meilleur hommage rendu aux qualités du Swordfish se traduisit par son maintien en première ligne même après la brève apparition de son successeur présumé, le Fairey Albacore.


Caractéristiques Techniques


Type

bi ou triplace de reconnaissance et de torpillage

Moteur

1 Bristol Pegasus IIIM3 à 9 cylindres en étoile refroidis par air de 690 ch au décollage

Armement

1 mitrailleuse fixe Browning de 7,7 mm dans le nez et 1 mitrailleuse orientable Vickers ou Lewis de 7,7 mm dans l'arrière du cockpit

offensif : 1 torpille de 45 cm (730 kg) ou 1 mine de 680 kg ou 675 kg de bombes (maximum)

Vitesse maximale

220 km/h à 1 500 m

Vitesse de croisière

165 km/h à 1 500 m

Vitesse ascensionnelle

3 050 m en 15 mn 2 s

Plafond pratique

5 000 m

Autonomie

880 km avec charge offensive maximale, 1 658 km (maximum)

Poids

2 132 kg à vide; 3 407 kg en charge

Envergure

13,87 m

Longueur

10,87 m

Hauteur

3,76 m

Surface alaire

56,39 m2

Equipage

2 ou 3


 

 

 


Bombardiers 39-45  Maritime 39-45  beaux avions

Fan d'avions © 16 Mai, 2001