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- Zero A6 M -

Chasseurs 39-45  beaux avions



 

Mitsubishi A6M "Zéro"

Construit à la demande de la Marine, le Zéro commence sa carrière en Chine en 1940, ou il surclasse rapidement les "flying tigers" du gl Chennault dont le rapport semble n'avoir jamais été lu.

Le A6M3 fait donc son apparition à Pearl Harbour(12/1941)... à la surprise générale. Rapide, trés maniable, d'une bonne autonomie le "Zéro" surpasse tellement ses adversaires au début du conflit qu'on le croit invincible.

Aprés Midway, à partir de l'automne 43, il sera dominé par les "Corsair" et "Hellcat"; il continuera d'être produit en l'absence de solution de remplacement donnant satisfaction, jusqu'au Mi J2M Raiden "Jack" (1944).

Vers la fin du conflit (dés octobre 1944), il sera souvent transformé en appareil "kamikase", le réservoir étant remplacé par une bombe de 250kg. Plusieurs As japonais connurent avec le "Zéro" des scores considérables.

Officiellement le n°1 est Saburo Sakai qui obtint 64 victoires; d'autres revendiquent des scores supérieurs: H Nishizawa (86), T Iwamoto (80), S Sugita (70).

Histoire

La célébrité qui entoure les chasseurs Mitsubishi type A6M utilisés par les forces armées japonaises durant la Seconde Guerre mondiale est amplement méritée. A une époque où les chasseurs embarqués étaient généralement lents et lourds, et en tout état de cause inférieurs à leurs homologues terrestres.

Le chasseur A6M était déjà en mesure de surclasser en vol presque tous les avions de chasse basés à terre en disposant d'une autonomie étendue et d'un armement puissant. Cet appareil devait opérer aussi bien à partir de bases terrestres que de porte-avions, et il fut de toutes les opérations importantes menées par la marine impériale japonaise.

Les origines du Mitsubishi A6M remontent à une demande, datée de 1937, concernant un chasseur destiné à remplacer le A5M qui venait d'entrer en service. Ce A5M était un monoplan à cockpit ouvert et train d'atterrissage fixe.

Les spécifications complémentaires émises par la marine ultérieurement et qui traduisaient les leçons tirées des combats menés en Chine insistaient sur le fait que le nouveau chasseur devait être d'une conception très avancée. L'équipe technique de Mitsubishi, sous la direction de Jiro Horikoshi, réalisa un excellent appareil entièrement métallique, très bien profilé et doté d'une verrière à vision totale qui, en 1938, était tout à fait remarquable.

Le premier prototype propulsé par un moteur en étoile Mitsubishi Zuisei de 780 chevaux vola pour la première fois en avril 1939 et se révéla être un avion agréable qui répondait en tous points au programme proposé, sauf en ce qui concernait la vitesse. Pour remédier à cette lacune, Mitsubishi reçut la recommandation de substituer au moteur Zuisei le Nakajima Sakae de 940 chevaux.

Le troisième prototype fut équipé de ce propulseur, si bien que sa désignation devint A6M2. Le nouveau moteur avait augmenté la vitesse bien au-dessus du minimum requis, et le Mitsubishi A6M2 fut commandé en série sous la référence Chasseur Embarqué Type O modèle 11 en juillet 1940. Les appareils de présérie étaient déjà engagés en Chine.

En cours de production, plusieurs modifications mineures furent apportées, mais celle qui consista à monter des saumons d'aile repliables, nécessaires sur les porte-avions, fut la seule qui donna lieu à une désignation précise, le modèle 21.

En décembre 1941, la marine japonaise pouvait aligner 328 appareils opérationnels qui constituèrent le fer de lance de l'irrésistible assaut des Japonais dans le Pacifique et le Sud-Est asiatique jusqu'au milieu de 1942. Vers cette époque, le dernier type A6M, le A6M3, commença d'entrer en service comme modèle 32.

Ce dernier avait un moteur Sakae 21 de 1 130 chevaux et pouvait emporter plus de munitions. Les types ultérieurs eurent des ailes raccourcies par suppression des extrémités repliables. L'envergure fut réduite à 11 m. Ces modifications augmentèrent la vitesse de 11 km/h en altitude et réduisirent légèrement les qualités de maniabilité de l'appareil.

Les chasseurs A6M3 furent les premiers de cette série à subir des pertes importantes face aux Américains lors des combats qui les opposèrent au-dessus de Guadalcanal. Le Sakae 21, plus encombrant que le Sakae 12, entraîna une réduction de la capacité en carburant des réservoirs principaux, et sa consommation plus élevée eut pour conséquence de réduire l'autonomie à 2 380 km environ.

Les chasseurs A6M3 devant décoller de bases situées à 885 km de Guadalcanal, l'autonomie de combat fut très limitée, et les appareils endommagés contraints à un long et pénible retour augmentèrent singulièrement les pertes.

Afin de redonner à l'avion son autonomie initiale, Mitsubishi produisit le modèle 22 ou 22 A, selon le canon qui l'équipait. Ce type avait des réservoirs largables fixés sous les ailes et l'envergure du modèle 21. Malgré ces améliorations, le type A6M était égalé par les derniers chasseurs alliés et, alors qu'un nouveau modèle était sur le point de sortir, la production du modèle 22 fut très limitée.

La version suivante fut conçue pour tenir tête aux chasseurs américains aux moyennes et hautes altitudes. Ce fut le type A6M4 à moteur Sakae suralimenté. Mais l'appareil fut un échec, en raison des problèmes posés par l'emploi d'un compresseur. La marine dut se contenter du modèle suivant, le A6M5, en attendant le successeur du A6M.

Ce A6M5, ou modèle 52, avait de nouveau des ailes raccourcies à extrémités arrondies et des échappements séparés à effet propulsif dont la poussée éleva la vitesse à 565 km/h. Les ailes reçurent également un revêtement plus épais, ce qui permit des vitesses en piqué supérieures.

Si, auparavant, les chasseurs alliés avaient pu échapper aux A6M en profitant de leurs performances en piqué, ce ne fut plus le cas dorénavant. La faiblesse du A6M5 ne résidait plus dans ses performances mais dans sa protection insuffisante : une courte rafale de mitrailleuse de 12,7 mm suffisait à le détruire. Aussi fut-il modifié et, au mois de mars, les livraisons du A6M5a commencèrent.

L'appareil avait un revêtement d'ailes plus solide et des canons alimentés par des bandes au lieu de tambours. Ce modèle 52A fut cependant rapidement remplacé par le modèle 52B ou A6M5b équipé d'un pare-brise blindé et d'extincteurs de réservoirs.

Une des mitrailleuses de capot de 7,7 mm fut aussi remplacée par une arme de 13,2 mm. Mais le A6M était alors dépassé, et sa dernière version A6M5b fut presque entièrement anéantie dans ce qui fut appelé le « Grand Tir aux Pigeons des Mariannes, lors de la bataille des Philippines de juin 1944.

Cependant la production éventuelle d'un appareil de remplacement n'ayant fait aucun progrès, de nouvelles améliorations durent être apportées au A6M. Malgré l'intention des créateurs de remplacer le moteur Sakae par un Mitsubishi Kinsei, la marine refusa cette transformation.

En attendant la mise au point du moteur Sakae 31 à injection d'eauméthanol, le moteur Sakae 21 fut choisi pour équiper le A6M5c (modèle 520) qui avait une plus grande capacité de carburant dans ses réservoirs internes, un blindage pour le pilote et deux mitrailleuses supplémentaires type 3 de 13,2 mm dans les ailes.

Celles-ci reçurent un revêtement encore plus épais. Les unités au combat improvisèrent souvent un support de bombe sous le fuselage pour emporter une charge de 250 kg à la place du réservoir largable. Les développements officiels ultérieurs visant à la production d'un bombardier en piqué destiné aux porte-avions légers donnèrent naissance au type A6M7 ou modèle 63.

Finalement, la marine admit que le seul moyen d'atteindre un niveau de performances devenu indispensable serait d'autoriser le montage du moteur Kinsei sur le A6M. Cette nécessité apparut enfin à la suite de l'échec rencontré dans la mise au point du A6M6c (modèle 53C) dont la vitesse maximale n'était que de 557 km/h malgré le moteur Sakae 31 fonctionnant au mélange eau-méthanol.

Le montage du moteur Kinsei 62 de 1 560 chevaux dans le fuselage du A6M imposa des modifications, et le premier appareil de la nouvelle série, désignée A6M8, apparut en avril 1945. Les performances étaient prometteuses, mais le chasseur modèle 64 ne fut pas produit en série avant la fin des hostilités.

Malgré la prééminence absolue du A6M parmi les chasseurs de la marine en 1941, il était périmé en 1943. Ses performances n'étaient alors que légèrement inférieures à celles des chasseurs alliés les plus récents, mais il manquait de protection à la fois pour le pilote et les réservoirs.

Sa structure, trop légère, était trop vulnérable au feu des chasseurs alliés à la fin de la guerre, mais l'échec rencontré par la marine dans la mise au point d'un avion de remplacement au moment opportun fit que le A6M fut produit jusqu'à la fin du conflit pour un total de 10 449 appareils.


Caractéristiques Techniques


Type

chasseur monoplace embarqué

Moteur

1 Nakajima NKIC Sakae à 14 cylindres en étoile refroidis par air de 940 ch au décollage et 950 ch à 4 200 m

Armement

2 canons Type 99 de 20 mm alimentés à 60 coups par arme dans les ailes et

2 mitrailleuses Type 97 de 7,7 mm alimentées à 500 coups par arme dans le fuselage plus

2 bombes de 30 ou 60 kg

Vitesse maximale

530 km/h à 4 500 m

Vitesse de croisière

330 km/h

Vitesse ascensionnelle

1 377 m/mn et 6 000 m en 7mn27s

Plafond pratique

10 000 m

Autonomie

1 870 km sur réservoirs internes; 3 100 km avec réservoirs largables

Poids

1 680 kg à vide; 2 410 kg en charge; 2 796 kg maximum

Envergure

12 m

Longueur

9,06 m

Hauteur

3,05 m

Surface alaire

22,44 m2

Equipage

1


 

 

 


Chasseurs 39-45  beaux avions

Fan d'avions © 16 Mai, 2001