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Figures

As 39-45

Figures de l'Aviation

 


 

 

Saburo  Sakai

 

 

Nom : Sakai Saburo

 

Grade :lieutenant de vaisseau

 

Unitées :  escadrille Yokosuka

 

Victoires : 64

 

Né le : 26 août 1916

 

A : Saga (île de Kyushu)

 

Mort le : 22 septembre 2000

 

A : l'aéroport naval d'Atsugi

Saburo Sakai en 1937, durant son entraînement à l'école des pilotes de chasse de l'aéronautique navale japonaise



SABURO SAKAI SAMOURAÏ D'UN EMPIRE

Titulaire de soixante-quatre victoires reconnues, Saburo Sakai fut considéré comme le premier as « officiel » de la marine japonaise au cours de la Seconde Guerre mondiale

Né le 26 août 1916 à Saga (île de Kyushu), Sakai était le fils d'un modeste samouraï. En mai 1933, il s'était engagé dans la marine comme simple matelot et, après avoir subi le rude entraînement traditionnel, devint canonnier à bord du navire de ligne Kirishima. C'est en 1937 - il était alors officier marinier de 3e classe sur le Haruna - qu'il décida de s'orienter vers l'aéronautique navale. Soumis à un nouvel entraînement, il obtint son brevet de pilote à la fin de l'année 1937.

En mai 1938, il fut affecté au 12e groupe de chasseurs terrestres, basé à K'iu-chang (Chine) et volant sur Mitsubishi A5M. Dès sa première sortie, il abattit, au-dessus de Han-k'eou, un Polikarkov 1-16 de fabrication soviétique. Au cours des missions suivantes, les rencontres avec des appareils chinois furent rares, et la formation concentra ses efforts sur des missions d'attaque au sol.

Le 3 octobre 1939, cependant, le terrain de Han-k'eou, occupé par les Japonais, fut attaqué par douze Tupolev SB-2. Les dégâts furent importants et de nombreux appareils détruits. Sakai fut le seul pilote à pouvoir prendre l'air et endommagea sérieusement l'un des bombardiers. Quand, peu après, il regagna le Japon pour une affectation d'un an, il reçut l'ordre de garder le silence le plus complet sur cet « incident ».

II retourna en Chine en mai 1941, affecté cette fois comme pilote dans une unité chargée de l'évaluation du nouveau chasseur Mitsubishi A6M « Zero ».

Cette formation s'assura très rapidement la maîtrise absolue du ciel, ce qui permit à Saburo Sakai d'améliorer son score. C'est ainsi que le 11 août 1941 il effectuait une mission d'escorte de bombardiers quand il repéra au sol deux I-16 qu'il détruisit avant de s'attaquer à un petit biplan, qu'il abattit à son tour.

Transféré à Formose en septembre 1941, en prévision de l'attaque contre les Philippines, qui, avec celles de Pearl Harbor, de Hong Kong et de la Malaisie, devait donner le coup d'envoi à la guerre du Pacifique, Sakai y subit un entraînement intensif visant à permettre aux pilotes de tirer le meilleur parti des performances exceptionnelles de leurs appareils.

Saburo Sakai

Les Zero purent ainsi accomplir des missions d'une durée de onze heures, alors que l'autonomie des chasseurs alliés atteignait péniblement deux heures!

Au lendemain des premiers raids sur les Philippines, la formation fut transférée sur les nombreux terrains occupés entre Luçon et Bornéo et put ainsi mener des raids contre la chasse américaine et néerlandaise chargée de la défense de Java. Les pilotes japonais eurent alors l'occasion de se mesurer avec les Flying Fortress.

Ils éprouvèrent de sérieuses difficultés à abattre ces bombardiers rapides, robustes et lourdement armés. A la faveur de l'une des premières rencontres avec les B-17, Sakai parvint néanmoins à abattre le quadrimoteur du Captain Colin Kelly, et, au terme de plusieurs engagements avec les chasseurs alliés au-dessus de Java, il comptait treize victoires à son palmarès. C'est alors que, tombé malade, il dut être hospitalisé.

Une fois rétabli, il rejoignit son chutai (escadrille), alors basé à Lae sur la côte septentrionale de la Nouvelle-Guinée. C'est là qu'il devait se tailler son étonnante réputation. Outre Sakai, cette unité regroupait plusieurs pilotes qui allaient devenir de grands as, comme Hiroyoshi Nishizawa (quatre-vingt-six victoires), Toshio Ota (trente-quatre victoires), Toraichi Takatsuka (seize victoires) et Junichi Sasai (vingt-sept victoires), commandant du chutai.

La maniabilité de leurs appareils - qui surclassaient nettement les Bell P-39 « Airacobra » et les Curtiss P-40 utilisés par les Américains et les Australiens qui combattaient en Nouvelle-Guinée - permit aux Japonais, par ailleurs plus expérimentés et mieux entraînés, de s'adjuger de brillants succès dans le secteur de Port-Moresby.

Avec sa cinquante-huitième victoire, remportée en août, Sakai devint le plus grand as japonais du moment (il faut noter toutefois que ce score incluait des victoires probables). Parmi ses victimes figuraient des North American B-25 « Mitchell », des Martin B-26, des Hudson australiens, des P-40 et un grand nombre de P-39, dont quatre abattus dans la seule journée du 16 juin.

C'est le 8 août 1942 que son unité eut l'occasion d'affronter pour la première fois les appareils de l'US Navy. Chargées d'appuyer les bombardiers et les navires de combat engagés contre les Américains qui venaient de débarquer à Guadalcanal, les formations de Lac opéraient à la limite de leur rayon d'action.

Un des hommes qui donnèrent au Zéro (Mitsubishi A6M) ses lettres de noblesse

D'emblée, Sakai revendiqua la destruction d'un chasseur Grumman F4F « Wildcat » et d'un bombardier en piqué Douglas SBD « Dauntless », avant d'intercepter huit appareils qu'il avait pris pour des Grumman « Wildcat ».

Il s'agissait en fait de Grumman TBM « Avenger », et il croyait en avoir mis deux hors de combat quand il fut touché à son tour. Sérieusement blessé à la tête, luttant contre l'évanouissement, il parvint néanmoins à ramener son Zero à sa base. Mais son calvaire était loin d'être terminé, car, évacué sur le Japon, il dut subir sans anesthésie une opération des yeux.

Une fois rétabli, Sakai, bien qu'ayant perdu l'œil droit, regagna son unité, qui, décimée au-dessus de Guadalcanal, avait été repliée sur le Japon et se trouvait stationnée à Togohashi.

Déclaré inapte aux missions opérationnelles, Sakai n'en effectua pas moins des vols d'essai et d'entraînement jusqu'en juin 1944. Versé dans le groupe de Yokosuka, il gagna Iwo Jima, où, au cours d'une sortie contre l'aéronautique navale américaine, il s'adjugea encore la destruction d'un avion ennemi.

Affecté ensuite au groupe Hatsuyama, qui volait sur les nouveaux chasseurs Kawanishi N 1 K2-J, l'as japonais reçut de nouveau l'autorisation de prendre part à des missions opérationnelles. Le ler août 1945, dernier jour de la guerre, il décolla en compagnie d'un camarade et tous deux abattirent encore une Superfortress : ce fut la soixante-quatrième et dernière victime de Sakai.

De 1941 à 1945, trois pilotes japonais revendiquèrent un score supérieur à celui de Sakai : H. Nishizawa (quatre-vingt-six victoires), T. I wamoto (quatre-vingts victoires) et S. Sugita (soixante-dix victoires). Les archives de la marine impériale, consultées au lendemain de la guerre, n'ont toutefois pas permis de confirmer l'ensemble de ces palmarès.



Figures  As 39-45

Fan d'avions © 16 Mai, 2001